Au départ, j'avais écrit un beau machin d'au revoir. "Imagine je lève la main et je dis "Madame, vous êtes toujours vierge ?"" - Crazy Twin.

Chers vous tous,

Je n'écris plus. Alors j'attrape mes lunettes, mes Doc Martens et mon synthé, mes cours interminables, mes exposés et le bracelet qui sent lui, un élastique pour mes cheveux, quelques films et une boîte de Donuts Leclerc décongelés. Et je m'en vais. (Foweveuw, yes.)
Je me tiendrai à distance parce que de près j'aurais trop peur de me faire happer par vos reproches. Vous ne me lirez plus, ô malheur de malheur. Tu parles...
Je ne reviens pas, pour une fois.
Disons que j'ai déménagé sur la planète devoirs et exposés, où l'air se fait pesant mais régulièrement teinté de plaisir, comme ces fois où la musique de Requiem for a dream se met en route, ces journées que je passe avec lui et ces repas toujours partagés. (Ces baisers à la fraise, ces soirées chez Margaux, ses doigts de magicien et ces couchers de soleil. Ces milk-shake Nutella, ces photos qu'on n'aime pas, ces rires autour de la table cette main autour de ma taille. Sa jalousie. Ma jalousie. Picket au détour d'un couloir, Léa que j'enquiquine. Ses messages par centaines, par milliers. Une peau contre la mienne tout un après-midi. Nue, chaude... Mâle. Sa jalousie, ma jalousie. Ma vie.) Disons que je suis quelque part. Que je vis, que je ris quelque part, que je souffre que je hais que j'ai peur, que je meure. D'amour.
Parfois je pense à la Marion qui ne répondait pas aux questions sur Jules dans les tests débiles des magazines débiles pour ados prébubères. Et je souris.
Je ne reviendrai plus jamais, cette fois c'est une promesse. Je ne reviendrai plus mais je vous ai à l'oeil, tous. Toutes. Une vraie amie, une citrouille et une baie qui miaule. Entre autres. (Un ange qui boîte.)
Ne vous inquiétez pas, j'prends aussi un stylo.
Au cas où.

Je n'oublie rien.

Adieu.
Je n'ai jamais eu l'occasion de prononcer ce mot sérieusement, dans la vie réelle.
C'est nul comme dernière phrase.
Alors je vous laisse ce mot : espoir. La grand-mère que je n'aime pas me l'a dit un jour, et c'était comme un ordre :
Ne jamais perdre espoir.
Et c'était beau et vrai et je n'abandonne pas. Et n'abandonnez pas. Pour moi.

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 12:01

Modifié le samedi 25 octobre 2008 12:22

Alice, je suis ici : http://may-the-monster.skyblog.com

# Posté le dimanche 22 mars 2009 02:58